Historique des découvertes

 

Afrique du Sud

Afrique de l'Est

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Site

Numéro

D'inventaire

Nature

Attribution

Inventeur

1924

 

  Taung (RSA) L’enfance de

Taung

Crâne, mandibule et endocrâne Australopithecus africanus Dart R. (1925)

1938

 

  Kromdaai (RSA) TM 1517 Fragments crâniens et postcrâniens Paranthropus robustus Broom R. (1938)

 

1939

  Garusi (Tanzanie) Garusi I Maxillaire Meganthopus africanus, Praeanthropus africanus, Australopithecus afarensis Weinert H. (1950) Senyürek M. (1955) Johason D.C. (1978)

1947

 

  Sterkfontein (RSA) Sts 5 : Mrs Ples Crâne Plesianthropus transvaalensis Broom R. (1947)

1947

 

  Makapansgat (RSA) MLD 1 Occipital et fragments de pariétaux Australopithecus prometheus Dart R. (1948)

 

1959

  Olduvai (Tanzanie) OH 5 Crâne

Zinjanthropus
boisei

Leakey L.S.B (1959)

 

1964

  Peninj (Tanzanie) Peninj 1 Mandibule Australopithecus boisei Leakey L.S.B, M.D (1971)

 

1967

  Omo (Ethiopie) Omo 18-1967-18 Mandibule Paraustralopithecus aethiopicus Arambourg C, Coppens Y. (1967)

 

1967-75

  Koobi Fora et Ileret KNM-ER Toutes les parties du squelette Australopithecus afarensis et Australopithecus boisei Leakey M.G, Leakey R.E.F (1978)

 

1971

  Chesowanja (Kenya) KNM-CH 1 Crâne Australopithecus boisei Carney J. (1971)

 

1972-76

  Hadar (Ethiopie) AL 129-1

 

AL 288-1 : Lucy

AL 333 : first family

Genou

 

Squelette partiel

Toutes les partie du squelette de plusieurs individus

Australopithecus afarensis

Australopithecus afarensis

Australopithecus afarensis

 

Taïeb M. (1974)

Johanson D.C (1978)

Johanson D.C (1982)

 

1975

  Laetoli (Tanzanie) LH 4 Mandibule Australopithecus afarensis Leakey M.D (1976)

 

1978

  Laetoli (Tanzanie)   Empreintes de pas Australopithecus afarensis ? Clarke R. (1979)

 

1985

  Nachukui (Kenya) KNM-WT 17000 Câne Australopithecus aethiopicus Walter A. (1986)

 

1987

  Belhodelie (Ethiopie)

Hadar (Ethiopie)

BEL-VP-1/1

 

AL 333-125

Frontal

 

Frontal

Australopithecus afarensis

Australopithecus afarensis

Asfaw B. (1987)

Asfaw B. (1987)

 

1988

  Koobi Fora (Kenya) KNM-ER 2602 Crâne semi-complet Australopithecus afarensis Kimbel W.H (1988)

 

1991

  Fejej (Ethiopie) Fejej Reste dentaires Australopithecus afarensis Fleagle J.G (1991)

 

1992

  Hadar (Ethiopie) AL 444-2 Crâne complet Australopithecus afarensis Kimbel W.H (1994)

1992

 

  Drimolen (RSA) Drimolen Un nourrisson (A.robustus) et un enfant (H.habilis) Australopithecus robustus et Homo habilis Keyser A. Gommery D. Braga J. (1997)

 

1993

  Maka

(Ethiopie)

MAK VP-1/12 Mandibule et humérus Australopithecus afarensis White T.D. (1993)

 

1994

  Aramis (Ethiopie) Ramidus Fragments crâniens et postcrâniens Australopithecus ramidus White T.D. (1994 – 95)

 

1994

  Kanapoi (Kenya) KNM-KP 29281

KNM-KP 29285

Mandibule

 

Tibia

Australopithecus anamensis

Australopithecus anamensis

Leakey M.D (1995)

Leakey M.D (1998)

 

 

1995

Koro-Toro (Tchad) KT12/H1 : Abel Mandibule Australopithecus bahrelghazali Brunet M. (1996)

 

1996

  Allia Bay (Kenya) KNM-ER 30745 Maxillaire Australopithecus anamensis Leakey M.D (1995)

 

1997

  Konso (Ethiopie) KGA 10-525 Crâne complet et mandibule Australopithecus boisei Suwa G. (1997)

1994-97

 

  Sterkfontein (RSA) Stw 573 Pied droit et gauche, fibula et tibia Australopithecus africanus (?) Clarke R. Tobias P.V. (1995)

L'holotype de chacune des espèces d'australopithèque est en gras.

 

*  Naissance de l’Australopithecus africanus.

 

Le genre Australopithecus africanus « singe de l’hémisphère sud », est né avec la découverte « accidentelle » du crâne, de l’endocrâne et de la mandibule d’un enfant, en 1924 lors de l’exploitation d’une carrière à Taung en Afrique du sud. Raymond Dart publie l’enfant de Taung en 1925 sous le nom d’espèce Australopithecus africanus. Plus que la naissance du genre et de l’espèce, la découverte démontrait l’ancienneté des hominidés en Afrique et posait la question d’une origine africaine de l’humanité. Cette hypothèse s’opposait aux découvertes paléontologiques qui avaient été faites sur le continent européen (Gibraltar, Neanderthal…) et asiatique (Java).

 

*  Paranthropus robustus : nouvelle forme d’australopithèque.

 

La deuxième découverte d’australopithèque fut elle aussi en Afrique du sud, dans la grotte de Kormdraai. En 1938, Robert Broom y récolte des fragment crâniens, des dents et des éléments postcrâniens qui constituent le spécimen TM 1517. Jugeant que les différences étaient particulièrement marquées avec Australopithecus africanus et Plesianthropus transvaalensis, il lui attribue un nouveau genre, Paranthopus et une nouvelles espèce robustus soulignant ainsi la grande taille et la massivité de ces fossiles.

 

*  Australopithecus boisei des gorges d’Olduvai (Tanzanie).

L’année 1959  signe le début des recherches paléoanthropologiques de grande ampleur en Afrique de l’Est. Cette année là, Mary et Louis Leakey découvrent à Olduvai après plusieurs années de campagne de terrain peu fructueuse, un crâne très bien conservé, OH 5, provenant de la base du Bed I 12, 13. Leakey mène en 1931 et 1932 deux autre campagne de prospection. Le crâne OH 5 est le premier fossile africain daté par la méthode Potassium/Argon, et un âge de 2 million d’années fût alors proposé. Aujourd’hui, il est évalué à 1.7 million d’années. Leakey qualifie le crâne de Titanohomo mirabilis pour devenir ensuite Zinjanthropus (australopithecus) boisei.

 

*  Peninj (Tanzanie).

 

Si OH 5 reste le fossile le plus connu de Tanzanie, d’autres, comme la mandibule d’un jeune adulte découverte par Kamoya Kimeu en 1964 viendrons, compléter la liste des fossiles d’australopithèque de cette région. Cette mandibule, qui est particulièrement bien conservées, est la première découverte en Afrique de l’Est. Datée d’environ 1.4 million d’années, elle correspond à l’un des plus récents spécimens de Boisei découverts à ce jour.

 

*  Les expéditions franco-américaines de l’Afar (Ethiopie).

 

A la suite des recherches de terrains du géologue français Maurice Taïeb dans la vallée de l’Awash en Ethiopie, la région de l’Hadar devient le lieu d’une importante recherche avec l’organisation de l’Internationnal Afar Research Expedition, mission franco-américaine co-dirigée par Maurice Taïeb, Yves Coppens et Donald Johanson, de 1972 à 1976. La première découverte marquante, faite au cours de la campagne sur la localité 129, est l’articulation du genou d’un hominidé, AL 129-1. Datée de plus de 3 millions d’années, elle présente certains caractères de « bipèdes », première preuve anatomique de la bipédie. L’année suivante est découvert dans la localité 288, le fossile le plus connu à ce jour, Lucy, Birkinesh (AL 288-1), dont on à retrouvé près de 40% du squelette. La First Family qui est constituées d’une dizaine de fossiles représentant touts les parties du squelette fut découverte dans la localité 333. Au total plus de 300 individus ont été mis au jour à Hadar. Ils serons classés dans une nouvelle espèce, Australopithecus afarensis, définie par Donald C. Johanson, Tim D. White et Yves Coppens et dont l’holotype est LH 4.

 

*  Laetoli (Tanzanie).

 

En 1976, en Tanzanie, Mary Leakey découvre des empreints de pas d’animaux conservées dans des tufs volcaniques consolidés et datés de 3.75 millions d’années. En 1978 et 1979, deux nouvelles pistes seront découvertes. L’une d’elles est constituée par trois séries d’empreintes de pas laissées par des hominidés. Découvertes peu après les vestiges osseux de Hadar, ces piste de pas prouvaient et prouvent encore qu’il y a au moins 3.75 millions d’années des hominidés pratiquaient une forme de bipédie.

 

*  A Koro Toro, à l’Ouest de la Rift Valley.

 

Les recherches se sont longtemps focalisées à l’Est de la Rift Valley. Depuis 1993, dans la région du Bahr-El-Ghazal près de Koro Toro au Tchad, 17 sites plio-pléistocènes ont été mis au jour par une mission franco-tchadienne conduite par Michel Brunet. Dans le site KT 12 une mandibule, KT 12/H1, a été découvert en 1995.Grâce à l’étude de la faune qui y est associée, l’âge de cette mandibule fut estimé à 3 voire 3.5 millions d’années. Une nouvelle espèce était alors inventée, Australopithecus bahrelgazali. Cette découverte permet de reconsidérer l’hypothèse de l’east side story selon laquelle la formation du rift aurait joué un rôle majeur dans l’histoire des hominidés en les isolant dans un premier temps de la partie ouest de l’Afrique et en les attachant à un environnement spécifique qui déboucha sur une série d’innovations adaptatives caractéristiques.

 

 

 

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